La
production d'eau à usage non
alimentaire
Qui est
concerné
Les particuliers, en
utilisation intérieur et /
ou extérieur : alimentation
des WC, du lave linge,
arrosage du jardin, du
potager, nettoyage des
véhicules, remplissage des
piscines ; les agriculteurs
: élevage, nettoyage,
arrosage ; les industriels :
lubrification, arrosage,
nettoyage, les collectivités
locales : divers nettoyages
(routes, trottoirs,
véhicules, salles des fêtes,
etc.) ; arrosage (espaces
verts, terrains de sport,
etc.) ; stockage (réserve
pour les pompiers, réserve
pour le remplissage des
piscines, etc.)
Les
raisons
Pour économiser sur votre facture d’eau :
Durant les 10 dernières
années, le prix de l’eau a
augmenté d’environ 93%, et
augmente chaque année de
10%. On estime qu’en 2011,
le prix moyen du m3 d’eau
avoisinera les 5 €uros.
Aujourd’hui, dans certaines
régions de l’hexagone, on
atteint déjà ce prix au m3.
Pour
réduire l’usure des
installations de plomberie
et des laves linges : L’eau
de pluie est douce, la
tuyauterie, la robinetterie
et les appareils
électroménagers à résistance
chauffante seront préservés
du tartre (suppression des
adoucisseurs d’eau).
Pour
réduire la consommation de
savons et autres produits de
nettoyage. En effet, les
ions calcium et magnésium
présents dans l’eau dure
empêchent les détergents de
bien remplir leur fonction.
Par contre, l’eau de pluie
est douce, les ions calcium
et magnésium ne sont pas
assez nombreux pour entraver
l’action des détergents.
Pour
lutter en partie contre les
inondations. L’eau ainsi
stockée est éliminée plus
progressivement ce qui, lors
de fortes pluies ou des
longues périodes pluvieuses,
diminue la quantité d’eau
qui arrive dans les rivières
à ce moment. C’est une façon
de retirer momentanément un
volume d’eau du cycle de
l’eau. Les citernes jouent
donc un rôle de bassin
d’orage.
Pour
économiser les nappes d’eaux
souterraines qui alimentent
actuellement le réseau de
distribution
(surexploitation de
certaines nappes).
Pour
économiser de l’énergie :
les process de traitement
pour potabiliser l’eau sont
de plus en plus complexe en
raison de l’augmentation de
la pollution de nos rivières
et de nos nappes
phréatiques. Il n’est pas
nécessaire d’utiliser de
l’eau potable pour alimenter
le wc, le lave linge, ou
encore l’arrosage extérieur.
Pour
garder une certaine
autonomie : En cas de
sècheresse ou de restriction
d’eau vous êtes autonome.
Le premier
principe de la gestion
durable de l’eau est
l’adaptation de la qualité
de l’eau aux usages.
Il n’est pas raisonnable de
vouloir utiliser de l’eau
potable pour tous les
usages. En fait, nous
n’avons besoin que de 3 à 5
litres d’eau de haute
qualité par jour par
personne pour
l’alimentation. Pour les
autres usages, y compris
l’hygiène personnelle, une
eau de moindre qualité
convient. Il est
intéressant de se pencher
sur le profil de
consommation,
c'est-à-dire les usages que
le public fait de l'eau de
pluie. On apprend que
presque tout le monde
l'utilise pour arroser le
jardin et laver la voiture;
38% des usagers en alimente
la chasse du W-C. Lorsque
l'eau de qualité inofensive
est produite au départ de
l'eau de la citerne, ses
qualités physico-chimiques
seront parfaites, mais on y
observera laprésence de
quelque centaines de
bactéries banales et parfois
d’une dizaine de bactéries
de contamination fécale
(coliformes, streptocoques)
par 100 ml. En se basant sur
la pratique quotidienne de
miliers de ménages depuis
des années, l’absorption
accidentelle de cette eau ne
porte pas de préjudice à la
santé. Le système
immunitaire d'une personne
bien portante maîtrise
parfaitement cet apport de
bactéries. Même en admettant
les risques pour la santé
(ce qui est encore à prouver
scientifiquement) ceux-ci
sont très faibles, puisque
cette eau ne sert pas pour
l'alimentation ni pour la
boisson. Les nourrissons
lavés avec une telle eau se
comptent par milliers et ne
semblent pas être pour
autant en moins bonne santé
que les autres.
Dans la
vie courante, nous absorbons
tous les jours de l’eau et
des aliments contenant bien
plus de bactéries réputées
pathogènes que celles
contenues dans une eau de
«qualité inoffensive». La
dernière eau de lavage d'une
salade verte vendue dans le
commerce contient plus de
bactéries pathogènes qu'une
eau de qualité
"inoffensive". Exiger la
conformité légale de l’eau
pour tous les usages est une
position scientifiquement
incohérente. Ce qui ne
signifie évidemment pas
qu’il faille boire n’importe
quoi. Entre l’hygiénisme
inconditionnel qui veut
éliminer de notre entourage
tout ce qui vit et le manque
total de propretée se trouve
la voie d’or du milieu:
L’eau de
qualité inoffensive ou
sanitaire est obtenue au
départ de l'eau de pluie par
filtration avec une porosité
de 10 microns .
Dans le cas
où la superficie du toit est
trop faible pour couvrir la
totalité des besoins du
ménage et que l’on ne peut
renoncer à l’usage du W-C
classique,
on alimentera à titre
permanent la chasse du W-C,
les robinets du garage et du
jardin avec l’eau de ville
et on réservera l’eau de
pluie aux usages plus nobles
Cette option
est en contradiction avec
celle préconisée par les
techniciens des sociétés
distributrices. A chacun son
jugement en cette matière...
Il ne faut cependant pas
perdre de vue qu'en
utilisant l'eau de pluie
on devient son propre
fournisseur d'eau avec toute
la responsabilité que cela
comporte.
D'après
l'expérience des ménages qui
ont opté pour la
valorisation intégrale de
l'eau de pluie, l’eau de
pluie filtrée sur 10 microns
convient à tous les usages,
sauf pour l’alimentation.
Il arrive
parfois que l’eau de citerne
contient des suspensions qui
lui confèrent une très
légère turbidité. Ces
suspensions sont composées
de fines particules de
poussière, des micelles
(conglomérats) bactériennes
et des fines particules de
végétaux (feuilles,
mousses). Afin de protéger
le filtre à 10 microns, on
placera dans ce cas, un
filtre de sédiments de 25 à
50 microns en amont du
filtre de 10 microns. Pour
ces filtres de sédiment,
préférer l’achat de
dispositif contenant un
élément lavable (tissu en
nylon par exemple) en lieu
et place de cartouches
jetables.
|